fbpx

Portrait Créatrice : Nini des marronniers

Bonjour tout le monde, Je vous présente une nouvelle interview de créatrice. Afin de mettre en avant le savoir faire artisanal local, de nouveaux créateurs et vous faire découvrir de nouveaux univers créatifs et pourquoi pas vous inspirez pour créer de jolies choses. Une occasion de découvrir leur travail et leur boutique. Rentrez dans les coulisses de la création ! Et prenez une grande dose d’inspiration. Aujourd’hui, je vous présente Aurélie, céramiste et créatrice de la marque et de la boutique etsy Nini des marronniers.

Bonjour, peux-tu te présenter et nous dire ce que tu fais ? 

Je m’appelle Aurélie, j’ai 39 ans et je vis dans le Nord de la France avec mon conjoint et nos trois chats dodus !
J’ai lancé la marque Nini des marronniers en 2017 et aussitôt ouvert ma boutique sur la plateforme Etsy. J’ai voulu créer un univers gai, coloré, poétique pour la maison ou pour soi, en proposant des
Céramiques artisanales en faïence ou en grès mais aussi des illustrations.

Comment as-tu découvert la céramique ?

J’ai toujours eu une attirance pour les activités manuelles depuis toute petite. Dessin, couture, crochet, pâte à sel, j’ai eu la chance d’expérimenter beaucoup de techniques pendant mon enfance, encouragée par une mère très créative et une grand-mère couturière. J’ai pris des cours tout au long
de ma vie notamment en dessin et peinture. Et puis j’ai toujours été fascinée par l’apparente facilité des potiers qui tournent des pièces en quelques minutes. J’ai cherché à me former à la céramique mais ayant vécu longtemps en région parisienne, je n’ai pas pu le faire à Paris où les cours sont soit complets soit relativement chers. C’est en arrivant dans le Nord en 2012 que j’ai pu réaliser mon rêve en m’inscrivant au cours de tournage de l’école d’art de Douai. J’ai suivi pendant plusieurs années ce
cours du soir et fait plusieurs stages en parallèle. Et puis petit-à-petit j’ai eu envie d’expérimenter les différentes terres, de tester des décors et je me suis équipée en achetant mon tour et mon four ! Si la formation initiale a été essentielle pour acquérir les gestes du tournage, la part autodidacte est également importante car je crois qu’en céramique comme dans tout domaine artistique, on n’a jamais fini d’apprendre…

Pourquoi avoir choisi « Nini des marronniers » pour le nom de ta boutique. Y a-t-il une petite histoire derrière ce nom ?

Nini est en fait le surnom que mes parents m’ont donné depuis toute petite. Comme je crois que l’enfance est primordiale dans le développement de la créativité, j’avais envie d’un nom qui rappelle
cette part d’enfance en chacun de nous et qu’il ne faut pas oublier.

Le marronnier est un de mes arbres préférés et il se trouve qu’il est majestueux en Automne, saison à laquelle je suis née.

Peux-tu nous expliquer ton processus de fabrication ?

Tout commence par un dessin. Avant d’illustrer les céramiques, je fais beaucoup de tests et de recherches dans des carnets de croquis. Tous les dessins ne sont pas destinés à illustrer les céramiques donc il faut du temps avant d’en valider un !

Le processus de fabrication en céramique est très long. D’abord il y a l’étape du tournage de la pièce sur le tour de potier, étape pendant laquelle on donne la forme générale à la pièce. Le lendemain vient l’étape du tournassage où l’on vient « affiner » la pièce et former les détails. Ensuite, on peut décorer la pièce, dans mon cas cela se fait à la main, avec des engobes (des peintures qui résistent aux températures élevées auxquelles sont cuites les céramiques !). Il faut plusieurs jours de séchage
avant de mettre la pièce au four pour une première cuisson, la cuisson de biscuit, qui se fait aux alentours de 1000°C. Ensuite, la pièce est émaillée (c’est ce qui donne la brillance et l’étanchéité) et cuite une seconde fois. Lorsqu’il s’agit d’une pièce en grès, la seconde cuisson est une cuisson haute température, à 1240° !

Où crées-tu ? As-tu une pièce dédiée pour la céramique ?

Oui, j’ai la chance d’avoir deux espaces ! Un espace bureau pour le dessin (mais aussi la couture, le crochet, la peinture, le collage bref toutes mes expérimentations !) et un espace atelier céramique. En fait, celui-ci est l’ancienne buanderie de la maison qui a été reconverti et qui a l’avantage d’avoir un point d’eau, essentiel en céramique ! Certes, il n’est pas immense mais, bien aménagé, il me suffit !

Quel conseil donnerais-tu à un jeune créateur qui souhaite débuter dans la céramique ?

D’être patient ! Il ne faut pas brûler les étapes … L’apprentissage du tour par exemple demande de la rigueur et de l’humilité. Et puis même une fois que l’on s’est formé, il y a toujours des cuissons que l’on n’a pas maîtrisées et des ratés ! Enfin comme dans tous les domaines artistiques, le chemin est long pour trouver son style, sa terre. Mais c’est ce qui fait la richesse de la céramique, les possibilités semblent infinies. C’est incroyablement stimulant pour la créativité !

Fais-tu de la céramique à plein temps ou as-tu un autre emploi ?

Je partage mon temps entre la céramique et l’enseignement des arts plastiques.

Comment t’organises-tu au quotidien pour créer ?

J’essaie de trouver un équilibre entre mon métier de céramiste et celui d’enseignante même si les deux se nourrissent l’un l’autre. Je bloque de grands créneaux dans ma semaine pour la céramique notamment pour les phases de production. En céramique, il n’est pas possible de se dire qu’on va faire une demi-heure par ci, une demi-heure par là. Donc je fonctionne par demi-journée. Par exemple, sur une journée complète, je consacre la matinée aux tournages des pièces et l’après-midi aux décors de pièces qui ont séché. De la même façon je m’occupe de faire mes réassorts de
boutiques et la préparation des commandes internet en même temps.

J’essaie d’être un peu plus organisée aujourd’hui notamment sur le suivi des boutiques et des ventes car cela me permet d’affiner ma production et de gagner du temps pour la création. Je m’oblige aussi (mais pas encore
suffisamment à mon goût) à prendre du temps pour la recherche de nouvelles idées. C’est difficile car c’est un temps qui n’est pas « productif ». Il faut accepter de griffonner des idées imparfaites, de
faire des croquis qui parfois resteront à l’état d’ébauches et de ne pas être dans l’efficacité immédiate. Mais c’est pourtant un temps nécessaire pour développer sa créativité !

Quelle est la création de ta boutique la plus populaire ?

Je crois que les chats (chats-boîtes ou minis chats) qui font partie de mes premières créations restent les plus populaires. D’ailleurs les gens m’identifient souvent à travers ces créations. Et puis ceux qui me rencontrent sur les salons savent à quel point je leur voue un véritable culte !

Quels sont tes créateurs favoris ?

Il y en a tellement ! De manière générale, je me rends compte que j’ai une attirance pour les créateurs aux univers très marqués et colorés. Et je crois que cela a toujours été : pendant mes études d’histoire de l’art j’ai été fasciné par les courants artistiques des Nabis, des Expressionnistes ou par le mouvement Cobra. Aujourd’hui, parmi mes artistes et créateurs favoris, il y a Nathalie Lété, Odette Barberousse, Chaumière oiseau, Nathalie Choux, Elise Lefebvre, Léa Maupetit, Anne-Sophie Gilloen, Beya Rebaï  … Et tellement d’autres !


As-tu des projets pour ta boutique ? Un objectif que tu souhaiterais atteindre ?

Par où commencer ? J’aimerais d’abord pouvoir créer mon propre e-shop et donc repenser entièrement mon site internet. Et puis continuer à développer mon réseau de boutiques physiques. Enfin j’aimerais accorder plus de place à d’autres types de créations, notamment la partie illustration. Bref, les idées ne manquent pas …. Reste à trouver le temps.

Vous pouvez retrouver les créations d’ Aurélie sur son compte instagram ou sa boutique etsy 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.